La facturation électronique arrive, et les petites entreprises, quel que soit leur statut (micro, SASU, SAS, EURL, etc…), doivent s’y préparer. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la réforme ne concerne pas uniquement les grandes entreprises : toutes les entreprises françaises seront concernées, y compris les TPE.
Mais que devez‑vous faire en 2026 ? Quelles sont les obligations réelles ? Quels outils choisir ? Et comment éviter les erreurs qui pourraient compliquer votre gestion ? Voici un guide clair, à jour du calendrier officiel, pour vous aider à anticiper sereinement.
L’objectif est double :
Par ailleurs, la facturation électronique permet aussi de moderniser et d’automatiser les processus de l’administration. Les données de TVA étant transmises dans un format standardisé, cela réduit les traitements manuels, les erreurs et les contrôles a posteriori. Cela représente donc un gain d’efficacité pour l’État, et pour les entreprises.
La facturation électronique s’orchestrera autour de 3 acteurs :
Il deviendra donc obligatoire pour une entreprise d’utiliser une PA, soit en direct, soit à travers une SC.
Ces termes peuvent faire peur à certains, mais le concept est en réalité très simple. On distingue :
Ces 2 aspects sont tous deux concernés par la réforme, et devront utiliser le nouveau dispositif.
Pour la facturation, il ne sera plus possible d’utiliser un format libre, car il sera nécessaire que les plateformes puissent interpréter les données de manière structurée. 3 formats ont été retenus et sont donc possibles :
Il y a fort à parier que la plupart des logiciels et plateformes s’orientent vers le format Factur-X, car il permet de conserver une allure de PDF classique et donc lisible facilement par le client, tout en étant conforme et interprétable par le nouveau dispositif. Quoi qu’il en soit, les PA auront l’obligation de pouvoir passer d’un format à l’autre, ce qui permettra de générer pour le client un PDF au format Factur-X même si le fournisseur transmet sa facture au format UBL ou CII.
Au 1er Septembre 2026, les grandes entreprises auront l’obligation d’émettre leurs factures via le nouveau dispositif.
En ce qui concerne les petites entreprises, l’obligation au 1er septembre 2026 ne concerne que la réception des factures via ce dispositif, c’est à dire le choix et l’utilisation d’une PA à cet effet.
A partir du 1er septembre 2027, les petites entreprises auront à leur tour l’obligation d’émettre leurs factures et de transmettre leurs transactions ne faisant pas lieu de facturation via une PA.
Les petites entreprises devront donc être équipées d’un logiciel permettant d’établir les factures avec l’un des 3 formats officiels, et de les charger dans leur PA, soit depuis le logiciel de facturation s’il le permet, soit sur l’interface éventuellement fournie par la PA.
Il est à noter que les entreprises pourront choisir une PA différente pour la réception de factures, l’émission de factures, et la transmission éventuelle des données de transaction sans facturation.
En ce qui concerne le e-reporting des transactions non facturées, le logiciel de caisse ou ERP utilisé devra être compatible afin de pouvoir assurer la télétransmission à l’administration fiscale.
Vous l’aurez compris, l’important est de choisir une PA d’ici le 1er septembre 2026, afin dans un premier temps de pouvoir recevoir les factures électroniques des entreprises utilisant le nouveau dispositif.
Mais pas de panique ! D’une part, rien ne presse et cela ne concerne que la réception pour le moment (côté émission de factures, aucune obligation avant le 1er septembre 2027). D’autre part, vous aurez la possibilité de changer de PA quand bon vous semble. A noter aussi que de nouvelles PA sont en cours d’immatriculation, et certaines proposeront une gratuité pour les TPE.
Nous vous préparons un article sur le sujet du choix de PA, à paraître très prochainement.
En résumé, la réforme est progressive, les obligations sont claires, et rien ne presse pour les TPE. L’essentiel est de comprendre le fonctionnement et de choisir une PA pour la réception de factures d’ici septembre 2026.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre thématique dédiée à la facturation électronique 2026/2027, qui regroupe l’ensemble de nos guides et articles pratiques.