La facturation électronique arrive, et les petites entreprises, quel que soit leur statut (micro, SASU, SAS, EURL, etc…), doivent s’y préparer. Après vous avoir présenté les grandes lignes de la réforme et le calendrier des prochaines étapes dans nos précédents articles, nous vous proposons ici nos conseils pour une étape cruciale : le choix d’une PA.
La facturation électronique s’orchestre autour de 3 acteurs :
Oui, choisir une PA est obligatoire pour toutes les entreprises à partir du 1er septembre 2026, même si dans un premier temps cela ne concerne que la réception de factures.
Il est à noter qu’à l’origine, il était prévu que le PPF joue le rôle de PA par défaut, mais depuis octobre 2025, cette option semble avoir finalement été écartée.
Certains logiciels (SC) s’interfaceront avec des PA, de manière transparente pour leurs utilisateurs, mais ces derniers devront d’une manière ou d’une autre s’inscrire à la PA correspondante.
Oui. Il est possible d’utiliser une PA différente pour la réception des factures fournisseurs, pour l’émission de ses factures de vente, et pour le e-reporting des transactions non facturées.
Ce point va faciliter grandement le choix de PA, puisqu’une entreprise pourra donc par exemple utiliser un logiciel de facturation avec sa PA partenaire d’un côté, et un logiciel de comptabilité utilisant une autre PA partenaire pour la réception des factures.
Cela dit, pour la réception même, obligatoire à partir du 1er septembre 2026, une seule PA peut être choisie par l’entreprise, et celle-ci sera référencée dans l’annuaire du PPF.
Pour être reconnu comme PA, celle-ci doit répondre à un cahier des charges strict, et valider une batterie de tests fonctionnels, garantissant notamment fiabilité, traçabilité et sécurité.
C’est donc évidemment la 1ère chose à vérifier : s’agit-il d’une plateforme officiellement immatriculée ? Pour cela, il existe une liste officielle des Plateformes Agréées publiées par le gouvernement : Je consulte la liste des plateformes agréées | impots.gouv.fr.
Nous l’avons vu : le rôle d’une PA n’est pas de créer des factures, ou de générer des rapports de transaction, mais de les transmettre.
C’est donc là que les Solutions Compatibles (SC) interviennent, en proposant des solutions logicielles s’intégrant avec des PA.
On voit donc 2 types d’offres se profiler :
Ainsi, même si une solution logicielle incorpore une PA, pensez à vérifier que cette PA pourra s’intégrer avec d’autres logiciels par la suite, pour tirer entièrement profit de la réforme.
Mais vous l’aurez compris : il y a fort à parier que vos logiciels actuels s’intègrent avec une PA, pensez donc à leur poser la question.
La réforme de la facturation électronique, en ajoutant un intermédiaire, induit nécessairement un coût supplémentaire, supporté soit par l’entreprise, soit par les solutions logicielles utilisant la PA.
Et bien entendu, dans le paysage varié d’offres, on voit 3 tendances principales se dessiner :
Notre analyse à ce stade : beaucoup de solutions actuelles font le choix de ne pas modifier leurs tarifs et de rendre ainsi l’utilisation d’une PA transparente pour leurs utilisateurs.
Rappelons le, le rôle d’une PA est la transmission des factures et des rapports de transactions non facturées, ainsi que la gestion des statuts de paiement.
Dans l’absolu, une simple interface web (accessible via un site internet) suffit, et certaines PA ont fait ce choix. L’utilisateur peut ainsi :
Notre analyse : pour les entreprises souhaitant prendre le temps et ne voyant pas d’intérêt dans des fonctionnalités supplémentaires, le choix d’une PA avec interface web, et si possible gratuite, pourrait s’avérer le meilleur compromis court terme.
Le support client d’une plateforme va jouer un rôle important, surtout dans les premiers stades de la réforme : le système est en test grandeur nature, des bugs non anticipés pourraient voir le jour, et la volumétrie croissante de factures transitant via le dispositif pourrait impacter les flux de transmission.
Notre conseil : pensez à vérifier la politique de support et les délais de réponse de votre future PA.
Le choix d’une PA pour la réception des factures doit se faire avant le 1er septembre 2026, mais rien ne presse :
Notre conseil : attendre le mois de mai / juin 2026 pour faire son choix, en validant avec son ou ses logiciels actuels la ou les PA auxquelles ils comptent s’interfacer.
Rappelez-vous : il sera possible de changer de PA à tout moment.
Rien n’empêche donc de commencer avec une PA gratuite assurant simplement la réception des factures, et temporiser pour le choix d’une architecture complète SC + PA, en fonction des évolutions à venir.
Choisir une Plateforme Agréée consiste avant tout à vérifier son immatriculation officielle, sa compatibilité avec vos logiciels, ses coûts, la simplicité de son interface et la qualité de son support. Rien ne presse : l’obligation de réception ne commence qu’en septembre 2026, et il sera toujours possible de changer de PA par la suite. L’essentiel est de faire un choix éclairé, adapté à votre organisation et à vos outils actuels.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre thématique dédiée à la facturation électronique 2026/2027, qui regroupe l’ensemble de nos guides et articles pratiques.